Paris hippiques

Les paris sur la course de chevaux sont aujourd'hui très courant. Pourtant, cela n'a pas toujours été le cas. Même si le sport hippique date de l'antiquité les paris hippiques ne voient le jour qu'en 1868 en France à l'initiative d'un homme appelé Joseph Oller. Ils ne sont légalisés qu'en 1891 avec la loi du 02 juin. Cette loi introduit le concept de la mutualisation qui consiste à obliger les joueurs à parier les uns contre les autres et par la suite partager les gains une fois que toutes les taxes ont été prélevées.

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Elle interdisait la pratique du pari en dehors d'un hippodrome et confiait l'organisation à des sociétés de courses rattachées au Ministère de l'Agriculture. Avant la promulgation de cette loi, les paris se faisaient par l'intermédiaire des bookmakers indépendants. Puis le 16 Avril 1930, une autre loi est promulguée. Cette fois-ci, elle autorise l'enregistrement des paris en dehors des hippodromes mais toujours sous la vigilante surveillance des Sociétés de courses. Depuis les paris font intégralement parties des courses hippiques. Ils s'ébruitent d'abord dans toutes les régions françaises pour ensuite atteindre l'Europe, les États-Unis et même le Japon.

Deux sortes de paris ont été inventés à cette époque. Le premier est le pari mutuel et le second est le pari à côte fixe ou en bookmaking. Seul le pari mutuel garantit une transparence et une éthique lors du jeu. Le pari à côte fixe est surtout utilisé en Royaume-Uni car les autres pays appliquent plus le pari mutuel.

En 1999, les organisateurs comptent aux alentours de six millions de parieurs rien qu'en France. En 2000, les paris par téléphone sont autorisés dans les hippodromes. Même si les paris hippiques sont considérés comme l'un des jeux d'argent les plus dangereux au monde, ils ne cessent d'attirer du monde. Cela est peut être dû au fait que les montants qui sont enjeu sont exorbitants aux yeux des parieurs.

Au fil des années le nombre de choix de pari s'est diversifié. Tout au début, il n'y en avait que quatre catégories. Le pari simple gagnant consistait à miser sur le cheval triomphant de la course. Puis vient le pari simple placé qui vise à trouver l'un des trois chevaux gagnant de la course. Le pari Couplé ne permet un gain que si le parieur devine les deux chevaux franchissant en premier la barrière d'arrivée même en désordre. Et enfin le pari multi qui oblige le parieur à trouver les quatre premiers chevaux gagnants en désordre. Aujourd'hui, il en existe six autres catégories dont le quinté +, le quarté +, le tiercé, le trio, le 2 sur 4 et le quadrio.


Origines des courses au galop

Les historiens des courses hippiques attribuent la première course anglaise dotée d'un prix de 40 livres d'or à Richard Coeur de Lion. En 1512, sous Henry VIII, fut créée la première loi sur les courses. Mais, c'est sous le règne de Charles II, que furent organisées, en 1671, les premières courses régulières à Newmarket. Son successeur Jacques II créa le « Stud-Book » qui est la généalogie de tous les chevaux de pur-sang. En 1750, le Jockey Club, instance dirigeante des courses, voit le jour. Le Derby d'Epsom créé le 7 mai 1782 remporta un succès populaire, si bien que le jour de cette réunion fut rapidement considéré comme férié en Angleterre. Aujourd'hui, encore, c'est à Epsom pour le Derby ou les Oaks que l'on voit le plus grand nombre de spectateurs sur un hippodrome (entre 120 à 150.000 personnes).

En France, il faut attendre, 1776, avant que n'apparaisse le premier hippodrome, sur la Plaine des Sablons. Sous Louis XVI, fut rédigé le premier Règlement des Courses. Mais les courses furent définitivement officialisées par un décret de Napoléon 1er, en date du 31 août 1805. C'est sous Louis-Philippe que l'organisation des courses fut réellement réalisée en France. Une ordonnance du 3 mars 1833 prescrivit la création d'un « Stud-Book » directement inspiré du modèle anglais. Le 11 novembre 1833, fut créée la Société d'Encouragement présidée par Lord Seymour.

Il est difficile de déterminer l'origine des courses d'obstacles en France. Le steeple-chase, organisé sous le nom de course au clocher, fait son apparition en 1830 à Jouy-en-Josas. L'organisation régulière des courses au clocher voit son influence grandir, et de telles épreuves se développent en Bretagne, en Normandie et dans tout le Sud-Ouest de la France. En 1862, on compte 122 épreuves de steeple ou de haies sur une cinquantaine d'hippodromes.

L'hippodrome de Longchamp fut inauguré le dimanche 27 avril 1857 en présence d'une foule considérable. En 1863, fut créée la Société Générale des Steeple-Chases, qui deviendra par la suite la Société des Steeple-Chases de France. En 1866, un arrêté attribue à la Société Générale des Steeple-Chases le titre de « Société Mère » lui conférant ainsi l'autorité qui la plaçait au sommet de la hiérarchie de toutes les courses d'obstacles en France. Cette année-là, on donne également à la Société d'Encouragement le titre de « Société Mère » qui lui permet d'organiser officiellement des courses plates en France. En 1873, la Société des Steeple-Chases de France obtient la concession d'une partie du Bois de Boulogne pour y construire un champ de courses. Le 1er novembre de cette même année, est inauguré l'hippodrome d'Auteuil.

Les hippodromes suburbains (hippodromes situés en ville), lieux de maintes escroqueries et scandales aux yeux des vrais sportifs, avaient été créés par René Dennetier à Maisons-Laffitte, Enghien, Saint-Ouen, La Marche, Colombes. Ils prirent dans les premières années de la troisième République un développement considérable, attirant une clientèle populaire passionnée par le jeu plus que par les courses elles-mêmes. Deux autres grandes sociétés de courses parisiennes vont apparaître : la Société de Sport de France en 1882, et la Société Sportive d'Encouragement en 1886, qui viennent renforcer l'édifice des courses plates en France.

En 1906, l'hippodrome du Tremblay est ouvert : il restera longtemps l'un des champs de courses préférés des français. L'année 1912 marque la première mesure antidopage avec le prélèvement de salive sur le cheval. En 1919, les sociétés de courses se fédèrent (d'où le nom de Fédération National).

En 1920, le Prix de l'Arc de Triomphe est créé et se dispute sur l'hippodrome de Longchamp. Aujourd'hui, il représente la plus grande épreuve de l'année hippique réservée aux galopeurs en France. Dans les années 1964-1965, la Société de Sport de France est spoliée de son hippodrome du Tremblay pour des raisons d'utilité publique. En 1973, l'hippodrome d'Evry est inauguré mais sera fermé à la fin de l'année 1996 pour des raisons budgétaires.

Le 3 mai 1995, France Galop, société organisatrice des courses parisiennes de plat et d'obstacle, est créée par la fusion de la Société d'Encouragement et des Steeple-Chases de France, de la Société Sportive d'Encouragement et de la Société de Sport de France. Cette nouvelle institution est chargée de l'encouragement à l'élevage et de l'amélioration des races de chevaux. Elle distribue les allocations en courses et les primes et favorise l'entraînement. Enfin, elle assure le bon fonctionnement de la prise de paris sur ses hippodromes.


Origines des courses au trot

Le trot monté et attelé sont pratiqués en France depuis plus de 150 ans. La première course de trot se déroula le 25 septembre 1836 sur la plage de Cherbourg. Mais, les premières courses véritables furent organisées à Caen en 1837. Entre 1837 et 1848, des courses de trot eurent lieu dans toute la Normandie et la Bretagne, avant de s'étendre sur tout le territoire français.

Devant l'engouement populaire de ce spectacle, Caen devint rapidement la capitale de l'élevage des chevaux de demi-sang et le berceau du trotteur français. Cependant, ce n'est qu'en 1861, qu'apparut une nouvelle forme de courses au trot attelé : celle à départ simultané, qui est à l'origine des courses de trot actuelles.

En 1864, fut créée la Société d'Encouragement pour l'Amélioration du Cheval Français de demi-sang. Cette société avait pour objectif « l'encouragement et l'amélioration du cheval français de demi-sang, au moyen de courses annuelles, au trot, attelé ou monté ». En 1866, la Société du Cheval Français fut consacrée « Société Mère », ayant pour but la rédaction du code des courses au trot et leur application sur toute l'étendue du territoire. Les courses au trot débutèrent en région parisienne en 1878 à Maisons-Laffitte. Face au succès grandissant de cette expérience, la Société du Cheval Français obtint la concession du champ de courses du Plateau de Gravelle en 1879.

En 1894, trente-cinq journées de courses se déroulent à Vincennes. En 1906, fut créé le meeting d'hiver de Vincennes. En 1907, Louis Cauchois réalisa le Stud-Book du trotteur français. Les trotteurs français sont issus de croisement entre des pur-sang anglais et des chevaux de demi-sang méthodiquement choisis. En 1920, fut créé le premier Prix d'Amérique. Depuis cette époque, le Prix d'Amérique, où se sont distingués tant de chevaux célèbres, est la plus grande épreuve de l'année hippique réservée aux trotteurs. En 1949, la Société Mère devient Société d'Encouragement à l'Elevage du Cheval Français. Le 20 juin 1952, sur l'initiative de René Ballière, sont inaugurées les premières nocturnes de Vincennes.

En 1964, la Société du Cheval Français a créé dans le domaine de Grosbois, un centre d'entraînement de réputation mondiale réservé aux chevaux trotteurs. Implanté sur 412 hectares, il comprend 55 établissements et plus de 1.500 boxes qui permettent d'accueillir les professionnels du trot et leurs chevaux. Dans les années 1970, les difficultés d'accès et de stationnement à l'hippodrome de Vincennes et le manque de confort des enceintes réservées au public conduisent à entreprendre sa rénovation complète. Un vaste programme de modernisation et d'agrandissement des installations, achevé en 1983, fait de Vincennes l'un des plus beaux hippodromes du monde.

Aujourd'hui, la Société du Cheval Français gère les hippodromes de Paris-Vincennes, Enghien, Caen, Cabourg et organise les programmes des courses au trot des hippodromes français. Le trotteur français est un cheval de demi-sang sélectionné pour son aptitude à la vitesse à l'allure du trot. L'élevage de cette race est fortement concentré dans la Basse-Normandie. On le rencontre également dans tout le quart Nord-Ouest de la France, les Pays de la Loire et le Sud-Ouest.


Organisation des courses

Il existe plus de deux mille deux cents réunions annuelles en France, cela exige par conséquent une programmation parfaite et un fonctionnement sans défaut. Le programme de chaque course tient compte d'un grand nombre de paramètres tels que l'origine, l'âge et la capacité des chevaux, selon la nature des épreuves : plat, obstacle, trot. En outre, il n'y a pas deux réunions le même jour sur deux hippodromes distant de moins de 60 km, exception faite pour les nocturnes de Vincennes qui peuvent coïncider avec une réunion dans l'après-midi sur un autre hippodrome de la région parisienne. Cette organisation spécifique des programmes français conduit ainsi à un parfait équilibre entre les trois disciplines et à une infinie diversité d'épreuves qui permettent la participation de tous les chevaux à l'entraînement.

Dans les courses plates, les chevaux débutent leur carrière dès leur deuxième année : ces équidés n'ayant pas achevé leur croissance, courent un nombre limité d'épreuves et sur de courtes distances afin d'éviter une fatigue excessive. La carrière du pur-sang, dans les courses plates, s'effectue souvent en une seule saison. En règle générale, le cheval est au meilleur de sa forme dans sa troisième année. Ensuite, les chevaux peuvent poursuivre leur carrière ou rentrer au haras pour les meilleurs d'entre eux ou encore se spécialiser dans l'obstacle.

Selon leur âge et leurs aptitudes, les chevaux d'obstacles participent aux courses de haies, de steeple-chases ou aux cross-country. Les épreuves les plus longues et les plus difficiles sont réservées aux chevaux de cinq ans ou plus. Les chevaux font leurs premières armes sur les haies, où les obstacles ne dépassent pas un mètre de haut et un mètre de profondeur. Les courses de haies sont disputées sur des parcours de 2.800 mètres et plus. Les courses de steeple-chases se déroulent sur 3.000 mètres ou plus et comprennent au minimum 8 obstacles. Les courses de cross-country se déroulent sur des parcours longs et variés de plus de 4.000 mètres, semés d'une multitude d'obstacles y compris les plus difficiles.

Pour participer à une course, tout trotteur doit satisfaire à une épreuve de qualification, c'est à dire accomplir un parcours d'une certaine distance dans un temps donné (suivant son âge). Ces épreuves participent à la sélection de la race. Le trotteur commence sa carrière de compétition à l'âge de 2 ans pour se terminer à l'âge de 10 ans, ce qui est à l'origine le plus souvent de sa notoriété.


L'argent dans les courses

L'entrée en force des paris sur les champs de courses français date de la seconde moitié du dix-neuvième siècle : cette apparition s'explique essentiellement par une organisation plus rigoureuse des courses et leur multiplication, la régularité des rendez-vous, l'apparition des grandes écuries...

En 1865, Joseph Oller invente le pari mutuel, qui sera interdit quatre ans plus tard. Le pari mutuel réapparaît en 1887, année où sont interdits les bookmakers. La loi du 2 juin 1891 constitue encore aujourd'hui la base juridique de l'Institution des Courses. L'article 5 de cette loi autorisait les sociétés de courses à organiser des paris mutuels sur leurs hippodromes, mais avec l'autorisation, toujours révocable, du ministère de l'Agriculture. En 1930, un important aménagement fut apporté à la loi de 1891, par la création du Pari Mutuel Urbain (P.M.U.).

D'autres formes de jeu apparaîtront par la suite dans l'histoire du P.M.U., et notamment le pari-couplé en 1949, puis la création du « jeu national » : le fameux Tiercé inventé par André Carrus en 1954 et enfin le Quinté+ en 1989. Aujourd'hui, le P.M.U. offre à sa clientèle toute une série de paris qui va du Simple Gagnant au Quinté+. Le 4 octobre 1983, le P.M.U. devient un groupement d'intérêt économique. Le P.M.U. collecte les enjeux sur l'ensemble du pays par l'intermédiaire de plus de 10 000 points de vente et emploie plus de 2000 personnes. En 1998, le P.M.U. avait collecté près de 35 milliards de francs d'enjeux et avait redistribué 24 milliards de francs aux parieurs gagnants. 6 millions de parieurs avaient validé près de 1,2 milliard de tickets sur 4.857 courses. On comptabilisait 100 millions de tickets gagnants, 160 nouveaux millionnaires au Quinté+ et au Quarté+.

La filière hippique liée aux courses de chevaux représente aujourd'hui 50.000 emplois qui font vivre 120.000 personnes.

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